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Nous accompagnons la croissance de la capitale

Entretien avec Marco Oms, Chef Centre Luxembourg-Ville Electricité,  et Jean-Paul Wurth, Chef Centre Luxembourg-Ville Gaz

RESPECT DES DÉLAIS, RÉSOLUTION DE PROBLÈMES TECHNIQUES, CAPACITÉ DE S’ADAPTER  AUX DIFFÉRENTS ALÉAS DES CHANTIERS : CHAQUE ANNÉE, LE CENTRE RÉGIONAL DE LUXEMBOURG-VILLE MET SES COMPÉTENCES AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT DE LA VILLE.

D’année en année, la Ville de Luxembourg croît à un rythme soutenu. En quinze ans, sa population est passée de 80.940 habitants en 2001 à 114.090 habitants fin décembre 2016, auxquels viennent s’ajouter les quelque 120.000 navetteurs pendant les journées de travail. Pour faire face à cette croissance, la capitale a initié d’importants travaux d’infrastructure : modernisation des réseaux pour répondre aux nouvelles législations et intégrer les nouvelles technologies, réaménagement des espaces urbains et amélioration du confort et de la sécurité de chacun. Rien que pour la seule année 2016, Creos a participé à 86 chantiers – contre 36 en 2010 – en partenariat avec, entre autres,  Post Luxembourg, le Service des Eaux de la Ville  de Luxembourg ou encore l’Administration des Ponts et Chaussées.

« Notre Centre, qui compte actuellement 142 personnes, est en charge des réseaux d’électricité pour la Ville de Luxembourg et de gaz naturel pour la capitale et les communes limitrophes de Strassen et Hesperange », explique Marco Oms, Chef Centre Luxembourg-Ville Electricité. « Il regroupe les services moyenne et basse tension pour l’électricité ainsi que les services moyenne et basse pression pour le gaz naturel. Cela représente 1.230 kilomètres de câbles électriques et 500 kilomètres de conduites de gaz – sans compter les postes de transformation et de détente – à exploiter, maintenir et dépanner. » « Nos interventions sont de deux ordres », complète Jean-Paul Wurth, Chef Centre Luxembourg-Ville Gaz. « Soit nous effectuons des travaux en urgence suite à des pannes ou des fuites, soit nous les planifions en concertation avec la Ville de Luxembourg. Ensemble, nous programmons les chantiers dans le cadre d’un planning pluriannuel, révisé tous les ans, et répartissons les maîtrises d’ouvrage en fonction des types de travaux. En 2016, notre Centre a été le maître d’ouvrage de 16 chantiers et participé à 70 autres. »

Les interventions du Centre de Luxembourg-Ville en 2016 ont principalement concerné l’entretien et la sécurisation des réseaux électriques et de gaz naturel existants (remplacement de conduites et câbles en fin de vie), la conversion du réseau électrique moyenne tension (de 5 kV à 20 kV) pour le rendre plus puissant et plus fiable ainsi que le développement et le renforcement des réseaux – notamment au Kirchberg, au Ban de Gasperich et à la Cloche d’Or – pour préparer les besoins du futur.

« Nous avons également été actifs sur les chantiers du tram », précise Jean-Paul Wurth. « Toutes les conduites de gaz et les câbles électriques en dessous du tracé du tram doivent en effet être déplacées pour éviter toute interruption de la ligne en cas d’intervention d’urgence. » « L’électromobilité a également constitué pour nous un défi », poursuit Marco Oms. « Ce fut notamment le cas pour les 16 bornes de recharge à placer sur le parking du Glacis. A la demande de la Ville, nous avons dû trouver une solution de bornes amovibles, qui peuvent être enlevées pendant les 20 jours de fête foraine de la Schueberfouer. »

Un sol plein de surprises

De plus, « ouvrir des chantiers en plein centre-ville peut parfois poser des problèmes en raison de la présence souterraine de nombreuses installations pas nécessairement répertoriées sur nos plans », explique Jean-Paul Wurth. « Dans ce cas, nous devons trouver des solutions sur site pour la pose de nos conduites de gaz en concertation avec les autres services. » « Il n’est pas rare non plus que nous tombions sur des vestiges archéologiques qui nous obligent à interrompre notre travail pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines », renchérit Marco Oms. « En avril 2016, les ouvriers du chantier du tram ont ainsi découvert les murs de l’ancienne chapelle du Glacis datant du XVIIe siècle. Cette découverte a eu une incidence sur le planning de nos collègues du tram et, par ricochet, le nôtre également. »

Enfin, dernier défi et non des moindres : occasionner le moins de nuisance possible aux riverains. « Nous avons des solutions techniques pour ne pas couper la distribution du courant électrique ou du gaz naturel mais ce n’est pas toujours possible. », conclut Marco Oms.

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