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Comment Creos surveille et entretient ses réseaux de gaz naturel ?

La sécurité a toujours été le maître-mot chez Creos, à fortiori quand il s’agit du gaz naturel. Chaque année, l’entreprise dépense des millions d’euros pour surveiller, maintenir et remplacer ses réseaux de transport et de distribution de gaz. Au total, près de 110 tâches de maintenance sont effectuées annuellement par les Centres d’exploitation de Creos. Des vannes aux postes de détente en passant par les 2.000 kilomètres de conduites, qu’il s’agisse de haute, moyenne ou basse pression, toute anomalie et toute fuite sont rapidement détectées et réparées.

Parmi tout cet éventail de mesures de maintenance, deux d’entre elles retiennent particulièrement l’attention, car elles sont potentiellement les plus visibles par le grand public : le survol en hélicoptère des conduites à haute pression et le contrôle périodique par aspiration des conduites à moyenne et basse pression  par les Centres de Luxembourg-Ville et Roost.

L’hélicoptère : prendre de la hauteur pour mieux contrôler

Comment est-il possible de surveiller dans les airs des conduites enfouies dans le sol ? Avant de répondre à cette question, il convient d’abord de préciser comment sont protégées les conduites à haute pression. Ces tubes métalliques sont équipés d’un double système de protection, à la fois passive et active, pour éviter toute diminution de l’épaisseur de la paroi par corrosion. Le premier est une isolation faite d’un alliage en plastique disposée tout autour des tubes. Le deuxième est une protection cathodique qui consiste à s’opposer, par l’injection d’un courant électrique négatif, au processus électrochimique d’attaque du métal par le milieu ambiant. Ce courant électrique est injecté à l’aide d’appareils, appelés des transformateurs-redresseurs, qui sont connectés à intervalles réguliers aux tubes métalliques.

En dépit de cette double protection, des incidents peuvent néanmoins survenir. Le sable placé autour des tubes métalliques peut disparaître progressivement par des courants d’eau souterrains et laisser les tubes immergés dans un milieu aqueux, entraînant l’accélération, en cas de revêtement défectueux, de la dégradation des conduites. Des chantiers non signalés auprès de Creos peuvent également avoir lieu à proximité des conduites.

Pour prévenir ce genre d’incidents, des contrôles mensuels se font par hélicoptère tout le long des quelque 280 kilomètres de conduites du réseau de transport gazier à travers le Grand-Duché. Grâce à des piquets surmontés d’un chapeau jaune numéroté qui indiquent la présence de conduites de gaz à haute pression, le pilote de l’hélicoptère, secondé par un agent de Creos, suit les différentes lignes de transport en provenance de Belgique, d’Allemagne et de France et peut très rapidement détecter d’éventuelles  anomalies. “Si le sol est affaissé de part et d’autre des conduites, cela signifie que le sable autour des tubes a disparu et qu’il faut probablement procéder à une intervention dans les meilleurs délais”, explique Marc Fischer, du département Asset Management Gas. “ Et lorsqu’un chantier non annoncé se trouve trop près de nos infrastructures, nous le remarquons également très vite. Le survol en hélicoptère est une solution simple, rapide et efficace.”

Le contrôle par aspiration : arpenter les trottoirs pour prévenir les fuites

Peut-être les avez-vous déjà vus sillonner les trottoirs avec de bien curieuses machines ? Ce sont des agents de Creos qui parcourent à pied le tracé des conduites à la recherche d’éventuelle fuite de gaz. Pour les aider dans leur mission, ils disposent d’un équipement spécifique : un appareil muni d’une pompe qui, posée sur le sol, aspire l’air en analysant simultanément la quantité de gaz naturel qui s’y trouve. Ce détecteur de gaz, appelé aussi renifleur, est relié à une tablette sur laquelle les données sont enregistrées et synchronisées avec une base de données qui permet d’avoir un suivi précis et géolocalisé des zones inspectées et des résultats obtenus. En fonction de la catégorisation des fuites, une intervention d’urgence s’imposera ou non. “Si quelques fuites seulement ont été détectées sur une distance d’un kilomètre, il s’agit d’un résultat satisfaisant”, poursuit Marc Fischer. “Par contre, si l’emplacement de la fuite se trouve tout près d’une habitation, celle-ci doit être réparée le plus vite possible.”

Toutes ces inspections ne sont pas dues au hasard. Ainsi les conduites de gaz à Luxembourg-Ville figurent parmi les plus anciennes du Grand-Duché. Chaque année, Creos dépense en moyenne 4.5 millions d’euros pour entretenir et réparer son réseau de distribution de gaz naturel. Quelque 6 kilomètres de conduites à moyenne et basse pression sont annuellement remplacées. “Ces investissements commencent à porter leurs fruits”, conclut Marc Fischer. “La périodicité des contrôles que nous effectuons à présent est conforme aux normes allemandes du DVGW G465 qui figurent parmi les plus sévères en Europe.”

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